Il y a beaucoup de paradoxes dans la vie. Mais surtout dans celle des parisiens. 

On se plait dans ce rôle de parisiens qui râlent, qui se plaignent du stress ambiant, de cette inlassable routine que l’on n’est pas prêt à abandonner. 

Rien que le mot a une connotation négative. Pourtant, on l’adore cette routine qui nous manque tant à l’autre bout du monde, ce rythme redondant qui nous rassure, nous fait tant nous sentir « parisien ». 

Passer à la boulangerie se prendre un café qu’on se plaît à boire sur notre chemin qui mène au boulot, que l’on prends entre midi et deux. Rentrer le soir chez soi d’un air dépité, en se demandant ce qu’on a bien pu faire de la journée pour être si fatigué. Être trop fatigué pour dire qu’on est fatigué. Croiser les autres tout aussi épuisés qui mériteraient qu’on les plaigne aussi. Certains ont encore de l’énergie pour aller se plaindre auprès de leurs congénères attablés au bar, une pinte à la main, une cigarette dans l’autre. Le fond sonore produit par le doux klaxon des franciliens trop pressés pour rentrer sagement en train, de bruits de motards prêts à slalommer entre les smarts et camions poubelles.

Une impression du déjà vu, ah oui, c’était hier soir et on est « que » mardi. Les jours se ressemblent, pourtant, il m’arrive de ressentir une certaine satisfaction. D’avoir accompli quelque chose coûte que coûte. Suis-je trop fatiguée ? Ai-je perdu la tête ? Non. Parce que ce n’est que la conséquence directe d’une vie que j’aie voulu à un moment ou à un autre dans ma vie, qui se dessine. C’est aussi ça le bonheur. Parfois, je repense à mon voyage à l’autre bout du monde, où j’ai cru avoir trouvé un vrai sens à ma vie. Cette dualité dans la vision que l’on a du bonheur, n’a en réalité, rien d’anormal. L’un n’existe pas sans l’autre. 

On craque pour les derniers modèles de sac hors de prix, pourtant la Nature nous fait cracher sur la société de consommation, à l’autre bout du monde, pieds nus dans une tenue quelconque. La vie mouvementée de Paris offre des perles, des moments et soirées incroyables, aussi éphémères que des moments de rêves que l’on vit lorsqu’on voyage. 

La vie est remplie de paradoxes et nous, les parisiens, nous sommes à nous seuls,  un énorme pradoxe. 

Un lieu d’exception déjà magnifique en temps normal, magnifié ! ❤

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